Les twittos français engagés dans la santé aiment Apple !
C’est en tout cas ce qu’il ressort d’un twtpoll effectué entre le 15 avril après-midi et le 16 avril matin, sur un échantillon de 19 membres de la communauté #health20fr.
La méthodologie de cette étude n’est certes pas irréprochable mais la tendance qui se dessine est très nette : à la question “Ami(e)s #health20fr êtes vous plutôt Mac ou PC?”, le Mac est largement en tête avec 68% de réponses.
Il faut noter le maintien dans la course de notre fleuron télématique national qui n’a pas encore rendu les armes apparemment.
Tout ceci est l’occasion de ressortir 2 pubs Apple tirant sur des ficelles médicales pour expliquer quelques différences fondamentales qui existent entre les 2 mondes.
Pour compléter (et tempérer) mon billet d’hier, merci à @TiphaineMF qui signale une publication récente mettant en perspective les contenus partagés sur Twitter dans la santé, reprise entre autre par KevinMD et l’EFPIA sur son blog.
Il s’agit cette fois ci d’une analyse des discours véhiculés sur Twitter sur les antibiotiques c’est pas automatique (pardon).
Parmi les 1000 tweets analysés par les auteurs, un certain nombre peuvent conduire à des erreurs et mésusages à propos des antibiotiques :
Of the 1000 status updates, 971 were categorized into 11 groups: general use (n = 289), advice/information (n = 157), side effects/negative reactions (n = 113), diagnosis (n = 102), resistance (n = 92), misunderstanding and/or misuse (n = 55), positive reactions (n = 48), animals (n = 46), other (n = 42), wanting/needing (n = 19), and cost (n = 8). Cases of misunderstanding or abuse were identified for the following combinations: “flu + antibiotic(s)” (n = 345), “cold + antibiotic(s)” (n = 302), “leftover + antibiotic(s)” (n = 23), “share + antibiotic(s)” (n = 10), and “extra + antibiotic(s)” (n = 7).
J’adhère à la pour ma part à la conclusion de KevinMD à propos de ce constat :
That’s a major reason why medical professionals need to become more active on Twitter and Facebook. Not to give personal health advice, of course, but to “flood the web” with legitimate health information, and to provide patients with reputable medical sources.
Comme Lucien Engelen l’explique sur ce blog, le but est de transposer l’analyse aux hôpitaux européens, néerlandais en tête, et d’assurer un suivi de l’engagement des établissements dans le web social :
Inspired by the American list of Hospitals of @edbennet i’ve started this list. At first to chart the Dutch Hospitals, secondly i thought it might be a good idea the also give possibility to point to other European Hospitals and update on a quarterly basis
L’état d’avancement du projet en vidéo…
A retenir :
- 2800 hôpitaux européens sont passés en revue dans cet état des lieux
- Ce sont les hôpitaux suédois qui sont les plus engagés dans le web social avec 11% d’entre eux publiant des fils RSS et 4% des blogs, suivi des hopitaux espagnols et danois.
- Les hôpitaux britanniques et néerlandais se démarquent par leurs présences sur une variété plus large de plates-formes sociales, dont les plates-formes vidéo
Les résultats préliminaires de cette étude seront publiés à l’occasion de la conférence ReShape 2009, à Nijmegen, aux Pays Bas, les 12 et 13 octobre prochain.
De l’autre côté, PatientsLikeMe est le réseau social de patients de référence nord-américain, rassemblant des patients souffrant de divers affections neurologiques et psychiatriques. En avril 2009, PatientsLikeMe annonçait la possibilité d’inclure des données de génétique dans les profils membres dans la communauté SLA.
Cette annonce est à mon sens révélatrice de l’impact du web social (“AndMe et “LikeMe”) sur les approches de recherche médicale en seulement quelques années (PatientsLikeMe créé en 2004, 23andMe en 2006).
C’est le patient qui devient de l’initiateur de la recherche en prenant la décision d’intégrer un réseau en ligne, d’y partager des informations sur sa maladie, et d’accéder à ses informations génétiques.
L’adhésion des patients étant un point clé de la réussite d’un tel projet de recherche.
Il faut bien sur poser la question de la pertinence scientifique de l’approche, en particulier celle des tests génétiques en accès libre, je renverrai ici aux conclusions, réservées, de l’Inserm dans son analyse collective de janvier 2009.
Maladie de Parkinson : 23andMe et PatientsLikeMe s’associent pour explorer les causes génétiques de la maladie
PatientsLikeMe, réseau social de patients, annonce le lancement d’un partenariat avec 23andMe, société de génétique personnelle en ligne, dans le domaine de la Maladie de Parkinson http://www.patientslikeme.com/press/20090609
Ce rapprochement est logique quand on analyse les orientations récentes prises par les deux sociétés.
De l’autre côté, PatientsLikeMe est le réseau social de patients de référence au US, rassemblant des patients souffrant de divers affections neurologiques et psychiatriques. En avril 2009, PatientsLikeMe annoncait la possibilité d’inclure des données de génétique dans les profils membres dans la communauté SLA (http://blog.patientslikeme.com/category/life-changing-conditions/als-life-changing-conditions/).
Cette annonce est à mon sens révélatrice de l’impact du web 2.0 sur les approches de recherche médicale en seulement quelques années (PLM créé en 2004, 23andMe en 2006).
C’est le patient qui devient de l’initiateur de la recherche en prenant la décision d’intégrer un réseau en ligne, d’y partager des informations sur sa maladie, et aussi d’accéder à ses informations génétiques.
L‘adhésion des patients étant un point clé de l’avancée d’un tel projet de recherche.
En parallèle de cette nouvelle dynamique, il faut bien sur poser la question de la pertinence scientifique de l’approche en particulier celle des tests génétiques en accès libre, je renverrai ici aux conclusions de l’Inserm dans son analyse collective de janvier 2009 présentées sur doctissimo en janvier dernier http://news.doctissimo.fr/tests-genetiques-l-inserm-met-en-garde-contre-les-derives_article4733.html
L’objectif général de cette étude est de mieux évaluer les relations entre la nutrition et la santé et de comprendre les déterminants des comportements alimentaires.
Il s’agit d’étudier, sur un large groupe de personnes vivant en France :
Les comportements alimentaires et leurs déterminants en fonction de l’âge, du sexe, des conditions socio-économiques, du lieu de résidence, etc.
Les relations entre les apports alimentaires, l’activité physique, l’état nutritionnel et la santé. Tous les grands problèmes de santé seront étudiés, entre autre l’obésité, l’hypertension artérielle, le diabète, les dyslipidémies, les maladies cardiovasculaires, les cancers, etc.
Le but de cette étude est d’identifier des facteurs de risque ou de protection liés à la nutrition pour ces maladies, étape indispensable pour établir des recommandations nutritionnelles permettant de prévenir le risque de maladies et d’améliorer la qualité de la santé de la population actuelle et des générations futures.
La constitution de cette cohorte, et c’est une première en France, passe par le recrutement et le suivi en ligne des participants pendant au moins 5 ans.
Les participants répondront à des questionnaires réguliers et bénéficieront en retour, via leur espace perso sur le site de l’étude, d’informations permanentes sur l’état d’avancement de l’étude et ses résultats, ainsi que de multiples informations sur la santé et les progrès de la recherche médicale.
Il va être intéressant d’observer si les participants s’organisent en un réseau – NutriNet Santé n’en n’étant pas un – et échangent sur leur expérience autour de cette étude sur facebook par exemple, et si un tel réseau se met en place, comment peuvent évoluer les comportement des nutrinautes sur une longue période.
… un très bon rapport sur les médias sociaux, la participation des patients et leurs applications en santé, publié par la California Healthcare Foundation, accessible ici.