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Articles de la catégorie ‘pharma’

Le wiki #hcsmeu

#hcsmeu pour Healthcare Social Media EUrope, la communauté des européens (et plus) intéressés par l’intérêt des médias sociaux en santé, a maintenant un wiki.

Le but de ce wiki est de construire un hub de connaissances sur les médias sociaux en santé, en référençant toutes les initiatives dans le domaine : blogs, communautés, sites participatifs…

Tout le monde peut contribuer, c’est le principe du wiki.

A propos d’hcsmeu :

hcsmeu is chronicling, but also seeking to influence, the evolution of the health conversation on the social web in Europe and beyond. It seeks to democratize the health conversation between patients, healthcare professionals, the pharmaceutical industry and other key stakeholders. It does not ‘belong’ to any one of these constituencies.
hcsmeu does not currently have a business model. No-one pays anything to participate, and no-one gets paid. All hcsmeu activities are undertaken on a goodwill basis.
hcsmeu was co-founded by Silja Chouquet and Andrew Spong in August 2009.
hcsmeu holds a live Twitter-driven event every Friday at 1pm CET (noon UK time).
Participants conduct three separate 20 minute debates during each event that focus on questions previously submitted to a topic archive by members of the community. Please click on the the #hcsmeu archive tab above to consult a curated PDF library of the community’s debates.
hcsmeu uses the hashtag #hcsmeu.
hcsmeu is pronounced ‘hick some you’. We think ;)

NiCox et FDA : “on refait le match” sur twitter

Pas facile la vie d’une biotech quand les autorités ne sont pas encore prêtes à donner accès au marché à son produit le plus avancé. Et pas facile de garder la confiance des actionnaires qui ont investit pour supporter la R&D et espèrent voir de la valeur générée par le produit afin au minimum de rentrer dans leurs frais et si possible de multiplier la mise initiale.

@supergelule résume bien la situation et déclenche le mini-buzz biotech du jour sur twitter :

NiCox société de biotech française créée en 1996 vient d’essuyer un avis peu encourageant de la FDA suite au dépot d’une demande d’AMM pour son produit phare le Naproxcinod dans le soulagement des signes et symptômes de l’arthrose. La FDA reproche en effet à NiCox un manque de données sur l’efficacité et la sécurité d’emploi de son médicament sensé, par la nature de son mécanisme d’action (Inhibiteur de Cyclooxygénase Donneur d’Oxyde Nitrique), entrainer notamment moins d’effet néfaste sur la pression artérielle et présenter une meilleure tolérance gastro-intestinale que les AINS conventionnels pour une efficacité équivalente, ce qui ferait du Naproxcinod une alternative avantageuse par rapport aux produits déjà présents sur le marché.

Sur twitter on compatît, on se dit que rien n’est perdu et que d’autres produits promoteurs sont dans le pipeline, en cardio et en ophtalmo notamment (et justement @grangeblanche et @JFG qui en connaissent respectivement un rayon, participent à la conversation), mais que ces produits ont encore un bout de chemin à parcourir et que certaines vieilles histoires de familles (mariages, divorces et enterrements) leur collent un peu à la peau. Bref on refait le match, en 140 caractères maxi et en partageant quelques liens informatifs.

Pour en revenir à NiCox, les actionnaires ont eux aussi leur espace de conversation sur le web, c’est nicox.blogspot.com, le “Blog non officiel consacré à la société biopharmaceutique Nicox afin d’échanger des informations et commenter l’actualité entre actionnaires”. Les analystes, eux, taillent la bavette sur Easybourse et Boursorama.

Bref, quand la conversation est technique et que les enjeux économiques et médicaux sont importants, le web joue bel et bien son rôle social et les échanges se font. Même en plein week-end à ralonge de mai. Le temps maussade y est, il est vrai, peut être pour quelque chose !

Et pour NiCox, réponse définitive en juillet. Alors acheter ou pas ?

Parler différemment de la recherche clinique

Vous l’avez peut être remarqué, ce début de semaine ensoleillée (au moins à Paris) a mis à l’honneur la recherche clinique, dans les médias, et sur le web bien entendu.

J’avais récemment ici parlé de l’initiative de l’Institut Lilly qui abordait la vision des français de la recherche clinique, depuis hier est disponible un site de référence et une campagne de sensibilisation sur le terrain, qui ont pour vocation d’apporter une information complète en réponse aux questions que se posent les français sur la recherche clinique, et surtout d’humaniser cette part de recherche médicale parfois méconnue.

Témoignages de participants, de médecins, idées reçues, FAQ, présentation des métiers, décodage de ce qu’est la recherche clinique sont au rendez-vous sur le site notre-recherche-clinique.fr.

Et plus encore, la possibilité de localiser des essais cliniques en cours en France depuis un répertoire d’essais à promotion industrielle ou académique, d’entrer en contact avec les promoteurs de ces essais et même celle de se porter e-volontaire, sain ou patient, dans différents domaines de recherche.

Côté web 2.0, rendez vous sur FacebookTwitterDailyMotion notamment, pour interagir et accéder différemment aux contenus du site notre-recherche-clinique.fr.

Cette initiative est portée par le Centre National de Gestion des Essais des Produits de Santé (CeNGEPS) et la Fédération Hospitalière de France (FHF) et a rassemblé en amont tous les acteurs impliquées en France, associations de patients, promoteurs, comités de protections des personnes, autorités de santé…

Voici un petit tour d’horizon des retombées web liés à cette opération du côté des blogueurs… :

Ou du côté des médias plus classiques, LCI, BFMTV, Le Figaro, France Télévisions pour n’en citer que quelques-uns.

Et comme il est de coutume dans la marine de ne jamais prononcer le mot qui désigne un certain mammifère à grandes oreilles amateur de carotte, si un souhait peut être fait dans le domaine de la recherche clinique, c’est que soit abandonnée la mention d’un autre mammifère habitué des laboratoires qui désigne les participants aux essais cliniques (cf. la plupart des titres évoqués ci-dessus dans les médias généralistes). Gageons que notre-recherche-clinique.fr pourra également faire changer les choses de ce côté ci aussi ;)

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Déclaration d’intérêt : une fois n’est pas coutume sur biogeekblog et pour être tout à fait transparent, je fais la promotion d’une initiative dans laquelle j’ai un intérêt du fait du contrat qui me lie avec les porteurs de ce projet, auxquels j’apporte mon assistance éditoriale.

#health2eu : mes 10 premières impressions

Dix impressions personnelles, à chaud, sans hiérarchie particulière, après les 2 jours #health2eu, pardon, Health 2.0 Europe, un événement riche en informations, discussions, idées et rencontres…

1- Twitter est devenu l’outil incontournable pour accompagner un tel événement. Pour s’en rendre compte il suffit de consulter les statistiques du hashtag officiel #health2eu (3,232 tweets, 320 contributeurs ce matin) et les données brutes compilant deux jours de tweets : impressionnant !

2- Des interactions avec le public, par sondage en direct qui permettent d’orienter les débats, notamment durant les sessions de questions / réponses.

3- La Pharma qui se cherche encore dans l’environnement santé 2.0 : sponsor, partenaire des réseaux de patients, porteuse de messages de santé publique, acteur de recherche… ? A ce titre et en lien avec le point précédent, une contradiction dans la perception du rôle de la Pharma sur le volet recherche : à propos des relations entreprises de santé / réseaux de patients, moins de la moitié de l’auditoire pense que l’implication des entreprises pharmaceutiques peut être bénéfique, dans le même temps 60% du public voyait dans les réseaux de patients des outils utiles pour la recherche clinique…

4- Des présentations compliqués d’outils simples (voir d’outils compliqués) mais aussi des présentations simples d’outils novateurs. J’ai une préférence pour la seconde option. A ce sujet, les trois présentations et services qui m’ont le plus marqué : la plate-forme de partage de cas cliniques medting.com, l’expérience des patients britanniques pour améliorer les services du NHS patientopinion.org.uk ou les  600 fils RSS médicaux compilés par medworm.com.

5- De belles rencontres, tweeter, bloguer c’est virtuel mais cela amène à des rencontres dans la vraie vie, et c’en est d’ailleurs tout l’intérêt : des rencontres de superstars de la santé 2.0 (@berci, @jamie_heywood, @supergelule) ou de simples congressistes… Toujours sympa de mettre un visage et une voix derrière un twitter ou un blog !

6- Une organisation militaire millimétrée et hyper bien timée, qui change des événements franco-français qui dérivent parfois en longueur pour non respect de l’agenda.

7- Des outils pour évaluer, noter, apprécier les service de santé et notamment l’hôpital, comme Le Guide Santé en France.

8- Des références toujours utiles aux fleurons de la technologie française : le TGV et le Minitel !

9- Des autorités françaises encore un peu frileuses par rapport au web 2.0 : l’AP-HP qui “ne déconseille, ni ne recommande les réseaux sociaux aux patients”, la HAS qui reconnait officiellement la certification Health on the Net, mais, mais… voir à ce sujet le post de @grangeblanche qui partageait ses réactions à distance via twitter et le lancement du futur meme #jeneconnaispas.

10- Des blockbusters US de la santé 2.0 (PatientsLikeMe, Sermo, Google Health…) mais aussi des blogueurs frenchy qui bousculent le paysage de l’information santé, à l’occasion de  la très intéressante table-ronde du deuxième jour animée par Lucie @RPsante.

Plein de choses encore à digérer avant d’en dire plus… En attendant, bravo aux organisateurs, bénévoles et sponsors de cet événement.

DSACDAD, Dr. House : précisions :)

En complément de ma note d’hier 1er avril, quelques précisions pour vous rassurer : je ne suis pas atteint de DSACDAD et l’Havidol est une oeuvre parodique, plutôt très réussie, de l’artiste australienne Justine Cooper, inspirée du marketing pharmaceutique en mode direct to consumer.

A propos de Dr. House, si la publication sur les travers éthiques des séries médicales est bien réelle, le recours à Novoseek par le comédien pour préparer ses rôles ne l’était pas mais était une pure blague de 1er avril de Novoseek que j’ai volontiers relayé ;-)

Et toujours à propos de poisson d’avril je signale cet excellent article info / intox publié hier par le Monde, où il est encore question de médicament !

(L’illustration sur les bienfaits de l’huile de foie de morue, 1er avril oblige, vient de chez CremeDeMorue)

Connaissez vous le DSACDAD ?

En bon geek et mac-addict qui me respecte, j’avoue ma fébrilité à l’approche de la possibilité prochaine de mettre la main sur le joujou magique de Saint-Steve, je veux bien sûr parler de l’iPad !

Je sais pourtant qu’il est sage de ne pas se jeter sur la première version des produits Apple, de laisser les vrais fous furieux essuyer les plâtres (comprendre : les bugs) et d’attendre sereinement, l’air détaché, la v.2 voir la 3, forcément plus stable et améliorée après les retours sur la v.1.

Mais l’addiction, et donc l’envie, est trop forte, j’avoue posséder dans mes tiroirs une brique un iPod première génération acheté à prix d’or fin 2001 (3490 Francs à l’époque !) et à chaque nouvelle fournée de matériel siglé de la pomme, la tentation est grande de ne pas me précipiter chez le premier revendeur ayant pignon sur rue…

Mais une trouvaille sur le web me fait entrevoir la lumière au bout du tunnel.

Je m’explique.

Ne serais-je pas tout simplement atteint de DSACDAD ?

DSACDAD ? Kesako ?

Le DSACDAD, ou “Dysphoric Social Attention Consumption Deficit Anxiety Disorder” est une affection psychiatrique qui correspond à un syndrome anxieux doublé de troubles de l’humeur liés à une non satisfaction conséquente à l’acte de consommation, triplé d’une forme de phobie sociale (Pas sur de la traduction, j’ai cherché dans le DSM V, mais n’ai rien trouvé…).

Oui, je me sens plein de puissance quand je suis en mode multitâches, complètement vidé après une journée entière de shopping, je préfère toujours la nouveauté aux choses anciennes, oui la vie me semble plus belle quand je possède plus que les autres… Ce quiz que je viens d’effectuer, me permet de mettre un nom sur ce mal-être qui grandit à chaque keynote de Steve Jobs : “DSACDAD”… et la solution existe et elle s’appelle Havidol.

Havidol est le traitement de référence du DSACDAD. Cette nouvelle entité chimique, l’Avafynetyme HCI (voir ci contre), issue de la recherche du laboratoire Paradise Pharmed, est un agoniste des récepteur de l’Hédonine, hormone impliquée dans le fonctionnement du système de récompense / renforcement.

Je n’ai malheureusement pas trouvé beaucoup d’informations sur le web sur la disponibilité de l’Havidol dans les officines françaises, et je pense contacter directement Justine Cooper, la responsable du laboratoire pour en savoir plus sur les moyens légaux de me procurer ce médicament prometteur :


Une visite du site Havidol.com (Attention celui-ci ne s’adresse qu’aux citoyens US), est néanmoins utile pour tout comprendre de cette maladie et de son traitement, tout en notant, que comme avec tout médicament, des risques existent et que des effets indésirables peuvent survenir, comme le sourire terminal (?), les achats compulsifs ou l’envie de changer de médecin… (voir le détail dans le RCP).

Alors plutôt que de vivre dans le malaise d’ici la sortie de l’iPad, j’ai choisi de prendre les choses en main, et je vais de ce pas écrire mon mail à Mme Cooper

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