Je n’avais pas encore créé de catégorie « Voyages » sur biogeekblog, c’est chose faite à l’occasion de ce post !
Récemment en week end prolongé (et ensoleillé) à Barcelone, au détour d’une rue du vieux centre de la capitale catalane, je découvre cette devanture de boutique (malheureusement fermée au moment où je suis passé) qui m’interpelle…
« happy pills »…
Clic clac, c’est dans l’iPhone.
Boutique de fringues modes ? Officine nouvelle génération ? Concept store design ?
J’oublie cette photo dans l’iPhone… et retombe dessus un peu par hasard ce matin.
« happy pills » donc.
Après recherches je tombe sur le site de ladite boutique, en l’occurrence happypills.es et là tout s’explique, il s’agit en fait d’une confiserie qui s’approprie les codes et l’imaginaire associés au médicament pour vendre de simples bonbons, leur associant, pour aller au bout de l’idée, des vertus thérapeutiques, à découvrir sur le site (plutôt bien fait d’ailleurs).
Cette enseigne est le fruit de l’imagination de deux graphistes / designers / architectes installées à Barcelone et de leur studio, m.
Créativité débridée ? Joli coup de marketing ? Banalisation de produits très particuliers ? Atteinte à la santé publique ?
Chacun jugera, les autorités sanitaires catalanes n’ont apparemment rien trouvé à redire à ce jour (là où la Royal Pharmaceutical Society britannique avait réussi à faire fermer boutique au restaurant The Pharmacy, projet de l’artiste Damien Hirst, qui exploitait les même codes, à Londres en 2003.) et le commerce semble bien se porter puisque Barcelone compte quatre boutiques happy pills.
C’est bien connu, une image vaut parfois mieux qu’un long discours et sur le web les infographics sont de plus en plus présents. Le but est de représenter simplement, de manière graphique et esthétique, des données et informations complexes.
Le domaine de la santé peut certainement bénéficier de ce type de visualisation, pour relayer par exemple des messages de santé publique ou des données médicales et scientifiques pour un public pas forcément sensible de prime abord.
Je suis tombé sur cette infographie de sensibilisation au cancer de la prostate, via le blog Cool Infographics, qui présente les données clés de la maladie et un message à retenir : plus tôt le diagnostic est fait, plus le traitement sera efficace.
Le groupe Infographics Flickr mérite également une visite et contient de bien belles choses en (et hors) santé.
PS : Si un ou une graphiste est intéressé(e) par ce type d’approche dans la santé et en français il ou elle peut me faire signe : biogeekblog chez gmail point com
En complément de ma note d’hier 1er avril, quelques précisions pour vous rassurer : je ne suis pas atteint de DSACDAD et l’Havidol est une oeuvre parodique, plutôt très réussie, de l’artiste australienne Justine Cooper, inspirée du marketing pharmaceutique en mode direct to consumer.
A propos de Dr. House, si la publication sur les travers éthiques des séries médicales est bien réelle, le recours à Novoseek par le comédien pour préparer ses rôles ne l’était pas mais était une pure blague de 1er avril de Novoseek que j’ai volontiers relayé
De superbes clichés d’imagerie cellulaire en plein coeur de Manhattan, c’est la campagne « Lighting up Times Square with Cellular Magic » de GE Healthcare et une occasion originale de promouvoir sciences de la vie et esprit créatif.
Pour bien débuter le mois de mars, un billet anecdotique, à base de chouette visuel vu chez street anatomy, et d’un vieil air de rock français qui m’est revenu instantanément en tête au moment de trouver un titre à ce billet… Billet qui aurait tout aussi bien eu sa place sur biogeekmicroblog, la version « off » (et micro) de biogeekblog.
… the Body Map donc, vu chez street anatomy, un blog à bookmarker en urgence, toujours très inspiré, sur l’influence de la médecine dans l’art et la création (et inversement).