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Articles de la catégorie ‘biz’

Après vos e-mails, Google s’occupe de votre ligne.

Madame T. est femme de ménage. Elle exerce son art chez Monsieur Apap.

Madame T. a un secret : elle utilise la balance de M. Apap régulièrement, sans rien lui dire, pour surveiller sa ligne.

Malheureusement le secret de Madame T. n’en est plus un, car la balance est wifi… et reliée à twitter.

Blague de geek ou coup de pub pour la balance Withings ?

Toujours est il que cette balance au design plutôt réussi (cela ne vous rappelle rien ?) est un exemple typique d’objet connecté dont la vocation première, se peser, est assortie de la possibilité de communiquer, grâce au wi-fi, les résultats et de les rendre accessibles sur Internet pour un usage privé (sur navigateur ou iPhone) ou public (partage sur les réseaux sociaux comme twitter).

Cette tendance des objets connectés – à associer à celle plus large de l’internet des objets - est en pleine essor et on peut imaginer que de plus en plus d’utilisations dans le domaine de la santé vont se développer autour de paramètres suivis régulièrement, afin de mesurer l’évolution d’une fonction de l’organisme comme par exemple la glycémie chez les diabétiques (voir ce post), ou d’autres constantes physiologiques et biologiques, pour adapter un traitement médicamenteux pour prendre un autre exemple.

Outre le suivi de ses données, la fonction de partage est intéressante car elle permet d’associer sa communauté à un objectif personnel à atteindre, par exemple un objectif de perte de poids par un régime alimentaire, ou d’interagir différemment – et en privé – avec son médecin pour des décisions médicales, comme l’adaptation d’un traitement.

D’ailleurs du côté de Withings, la nécessité de proposer une intégration facile du poids corporel dans le suivi et le partage des informations santé au quotidien a été vite comprise, puisque la société propose depuis fin janvier une liaison entre le compte personnel withings et le carnet de santé en ligne Google Health (j’en avais parlé ici au moment de son lancement) avec envoi des données vers la section “tests results” de Google Health.

En résumé, après vos e-mails, vos documents, vos agendas et vos déplacements, Google s’occupe de votre ligne.

Alors, innovation ou menace pour la vie privée ? Je me demande ce que Madame T. en penserait si elle était au courant ;)

bionumérique : 3 clusters dans la course

American Robotic, originally uploaded by tubes..

J’ai assisté en fin de semaine dernière, à l’Institut Pasteur, au lancement du Partenariat TIC & Santé par les pôles de compétitivité Medicen, System@tic et Cap Digital.

Ces trois pôles de compétitivité franciliens abordent chacun des thématiques a priori éloignées (santé et médecine pour Medicen, systèmes complexes pour System@tic et contenus numériques pour Cap Digital) et ont choisi de s’associer pour développer de nouveaux produits et services à l’interface de la santé et des nouvelles technologies.

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Chercheurs, testez en ligne vos candidats médicaments !

Mettre sur le marché un nouveau médicament prend (au mieux) une dizaine d’années et coute près d’un milliard de dollars. Pour un nouveau médicament commercialisé, on estime que 5000 à 10.000 composés ont été testé en amont (source)

Red Pills, originally uploaded by Xavi Calvo.

Le processus de R&D est partagé entre plusieurs types d’acteurs : des industriels, biotech ou pharma, et des chercheurs du monde public qui interviennent principalement au niveau de la recherche fondamentale en décodant les mécanismes biologiques des maladies et proposant des scénarii de traitement possible, sous forme de molécules d’origine chimique ou biologique qui vont interagir avec le mécanisme pathologique.

Ces deux mondes se rencontrent naturellement depuis longtemps et les collaborations sont nombreuses, mais le web peut-il aujourd’hui booster ces collaborations et devenir un outil utile au drug discovery ?

C’est le pari qu’à récemment fait Eli Lilly, laboratoire pharmaceutique nord-américain, qui a mis sur pied la plate-forme PD2 (prononcer “Pi Di Square”) pour Phenotypic Drug Discovery.

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Le principe en est simple : permettre à des structures de recherche universitaire ou des entreprises de biotech, de tester les molécules développées en interne dans des batteries de tests validés, d’abord par des techniques de modélisation moléculaire (recherche in silico), puis in vitro, dans des modèles de pathologies humaines, les modèles phénotypiques.

La première phase de test consiste pour l’institution publique ou l’entreprise de biotech à la soumission, via une plate-forme web sécurisée et de manière confidentielle, d’une structure chimique modélisée qui va subir une première batterie de tests in silico afin d’identifier des structures chimiques potentiellement intéressantes pour un développement ultérieur.

La seconde phase, toujours basée sur la plate-forme web, et toujours confidentielle, permettra à l’institution publique ou l’entreprise de biotech de faire tester physiquement ses échantillons dans des modèles phénotypiques in vitro, propriété d’Eli Lilly : Maladie d’Alzheimer, Diabète, Cancer et Ostéoporose et d’obtenir un ensemble de résultats caractérisant l’activité de son composé dans ces différents modèles.

Une fois passées ces deux phases – décrites en détail ici – pourront débuter d’éventuelles négociations entre Lilly et l’institution propriétaire du composé sur les suites à donner au développement : publication des résultats ou partenariat de R&D avec partage de propriété sur la molécule.

A nouveau et comme dans la plupart des cas de transfert de données, ce sont la sécurisation et la garantie de confidentialité du système qui sont les points critiques de la solution développée par Lilly, mais c’est en tout cas une initiative à suivre pour vérifier que, comme cela devrait être le cas à mon sens, le web est et sera de plus en plus un outil incontournable en recherche biomédicale.

Mal au crâne ?

Ca s’appelle Help Remedies, c’est simple, évident et décalé, et c’est une réponse aux petits maux du quotidien sous forme de médicaments joliment packagés.

Mal au crâne ?

“paracetamol 500 mg” !

(Existe aussi en version Insomnie, Coupure, Allergie, Ampoule, Douleur)

C’est disponible sur le net (4$ la boite) bien sûr, ou dans divers drugstores aux US.

Ca se présente comme un business éthique (matériaux eco-friendly, production locale, une part des revenus reversée à des associations…) et alternatif au modèle de la pharma classique, avec une petite touche de patient empowerment bien dans l’air du temps :

By stripping away some of the complexity and fear mongering of the health industry, we hope to make medicine friendlier and more accessible, and in doing so empower people to make their own health decisions.

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Et puisque qu’on est dans le décalé, Help Remedies va jusqu’au bout en proposant quelques conseils pour mieux gérer les petits tracas du quotidien, et c’est plutôt hilarant.

Les t-shirts sont sympas aussi.

Alors, à quand des petites boites “Au secours !” dans nos supermarchés officines ?

[via @_od et Lovely Package]

la réalité augmentée, vous connaissez ?

… et Il était une fois la vie, vous vous souvenez ? Des explorations virtuelles du corps humain qui ont dû entrainer un certain nombre de vocations scientifiques et médicales parmi les jeunes téléspectateurs à la fin des années 80.
Ces expériences virtuelles deviennent de plus en plus accessibles aujourd’hui avec le développement de la réalité augmentée, et les applications concrètes se développent dans de nombreux domaines, dont celui de la santé.

Selon wikipedia :

Par système de réalité augmentée on entend un système (au sens informatique) qui rend possible la superposition d’un modèle virtuel 3D ou 2D à la perception que nous avons naturellement de la réalité et ceci en temps réel. Ce système peut aussi bien s’appliquer à la perception visuelle (superposition d’image virtuelle aux images réelles) qu’aux perceptions proprioceptives comme les perceptions tactiles ou auditives.
Le concept de réalité augmentée vise donc à compléter notre perception du monde réel, en y ajoutant des éléments fictifs, non perceptibles naturellement. La réalité augmentée désigne donc les différentes méthodes qui permettent d’incruster de façon réaliste des objets virtuels dans une séquence d’images. Ses applications sont multiples et touchent de plus en plus de domaines : jeux vidéo et “edutainment”, cinéma et télévision (post-production, studios virtuels, retransmissions sportives,…), industries (conception, design, maintenance, assemblage, pilotage, robotique et télérobotique, implantation, étude d’impact,…), médical, etc.

Une application qui a pas mal buzzé récemment et le navigateur pour téléphone mobile layar, développé par sprxmobile aux Pays-Bas.
L’application créé une interface entre l’environnement immédiat de l’utilisateur, vu au travers de la caméra du téléphone et des informations digitales auxquelles accède dans le même temps le même téléphone.

Voici la démo en vidéo.

Parmi les partenaires initiaux, la mutuelle santé Zekur qui va proposer une interface de localisation et information sur les professionnels de santé et centres de soins agréés (si ma compréhension ultra basique du néerlandais est correcte).

Une autre application intéressante signalée ce matin par Alex sur son blog est la cabine d’essayage en réalité augmentée afin de rendre l’acte d’achat en ligne moins virtuel.

Bref, on va entendre et pratiquer de plus en plus la réalité augmentée, et les applications médicales devraient être nombreuses, notamment pour les mises en situation et formations.

On pense tout de suite au domaine de l’imagerie médicale qui peut bénéficier de cette avancée ou encore à la chirurgie non invasive, avec l’exemple des travaux du consortium public-privé européen ARIS*ER.

iPhone et applications médicales : de belles perspectives

Très bon article de Advertising Age sur le potentiel des smart-phones, et principalement de l’iPhone, en terme d’utilisations et d’applications médicales.
On y apprend que les applications médicales disponibles pour iPhone sont la troisième catégorie la plus dynamique en terme de croissance après les jeux et les applications pour le voyage.
On en dénombre déjà 500 différentes dédiées à la médecine, utiles aux patients, aux étudiants ou aux médecins, qui peuvent être de simple supports au quotidien (répertoire des normales biologiques, calcul de doses, carnets de suivi de traitement…) ou des dispositifs plus élaborés où l’iPhone devient une interface de lecture couplée à un dispositif externe de mesure.

Un exemple signalé dans les commentaires dans le domaine du diabète est le système LifeCase & LifeApp, qui a remporté le prix innovation design 2009 du blog diabetesmine.com tout récemment.
Ce système “3 en 1″ au stade du prototype combine lecture de la glycémie, adaptation de la dose d’insuline et carnet de suivi, avec un dispositif et une interface unique.
Le tout est expliqué dans cette vidéo…

Deux autres aspects intéressants discutés dans cet article : l’utilisation de l’iPhone par l’industrie pharmaceutique comme lien avec les patients et les prescripteurs, domaine dans lequel les potentiels d’accompagnement des traitements sont évidents et en corollaire la question de l’accompagnement réglementaire de ses évolutions, où quand l’iphone n’est plus un simple téléphone et devient un dispositif médical à part entière.

[Merci à Delphine de m'avoir signalé cet article]

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