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Après vos e-mails, Google s’occupe de votre ligne.

février 8, 2010 · Un commentaire

Madame T. est femme de ménage. Elle exerce son art chez Monsieur Apap.

Madame T. a un secret : elle utilise la balance de M. Apap régulièrement, sans rien lui dire, pour surveiller sa ligne.

Malheureusement le secret de Madame T. n’en est plus un, car la balance est wifi… et reliée à twitter.

Blague de geek ou coup de pub pour la balance Withings ?

Toujours est il que cette balance au design plutôt réussi (cela ne vous rappelle rien ?) est un exemple typique d’objet connecté dont la vocation première, se peser, est assortie de la possibilité de communiquer, grâce au wi-fi, les résultats et de les rendre accessibles sur Internet pour un usage privé (sur navigateur ou iPhone) ou public (partage sur les réseaux sociaux comme twitter).

Cette tendance des objets connectés – à associer à celle plus large de l’internet des objets - est en pleine essor et on peut imaginer que de plus en plus d’utilisations dans le domaine de la santé vont se développer autour de paramètres suivis régulièrement, afin de mesurer l’évolution d’une fonction de l’organisme comme par exemple la glycémie chez les diabétiques (voir ce post), ou d’autres constantes physiologiques et biologiques, pour adapter un traitement médicamenteux pour prendre un autre exemple.

Outre le suivi de ses données, la fonction de partage est intéressante car elle permet d’associer sa communauté à un objectif personnel à atteindre, par exemple un objectif de perte de poids par un régime alimentaire, ou d’interagir différemment – et en privé – avec son médecin pour des décisions médicales, comme l’adaptation d’un traitement.

D’ailleurs du côté de Withings, la nécessité de proposer une intégration facile du poids corporel dans le suivi et le partage des informations santé au quotidien a été vite comprise, puisque la société propose depuis fin janvier une liaison entre le compte personnel withings et le carnet de santé en ligne Google Health (j’en avais parlé ici au moment de son lancement) avec envoi des données vers la section « tests results » de Google Health.

En résumé, après vos e-mails, vos documents, vos agendas et vos déplacements, Google s’occupe de votre ligne.

Alors, innovation ou menace pour la vie privée ? Je me demande ce que Madame T. en penserait si elle était au courant ;)

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Journée mondiale contre le cancer : dialoguez avec les chercheurs !

février 4, 2010 · Laisser un commentaire

On a pas tous les jours l’occasion de pouvoir interagir avec des chercheurs que l’on imagine, en blouse blanche dans leurs labos, affairés à des projets de recherche fondamentaux ou appliqués, plus ou moins incompréhensibles pour le citoyen lambda.

Pourtant le citoyen se pose légitimement des questions sur la recherche, sur ses enjeux et sur les progrès attendus.

A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le cancer, l’ARC se fait l’intermédiaire entre le grand public et la communauté de la recherche dans le domaine du cancer, et propose aux deux mondes de dialoguer sur questions-chercheurs.com. Chacun est libre de poser des questions et de partager ses interrogations sur les travaux en cours.

En effet, sous l’égide de l’ARC, d’éminents chercheurs, spécialistes du cancer, se mobilisent à partir du 4 février et pendant 2 mois (et plus si besoin) pour échanger avec les médias et le public. Ils répondront sur questions-chercheurs.com aux questions portant sur la recherche sur le cancer en général et sur leur champ d’expertise : la prévention et le dépistage, le cancer du sein, le cancer de la prostate, le cancer du foie, les cancers de l’enfant et les virus responsables de cancer.

Quatre sujets de discussion sont proposés : la recherche sur la prévention et le dépistage, les avancées de la recherche, la recherche sur les traitements des cancers et le soutien de l’ARC à la recherche.

Cette équipe de chercheurs est constituée de personnalités suivantes qui pour l’occasion se présentent sur la chaîne dailymotion de l’ARC :

  • Daniel Birnbaum, directeur de l’équipe « Oncologie moléculaire » au centre de recherche en cancérologie de l’Institut Paoli-Calmettes de Marseille.
  • Marie-Annick Buendia, directrice de l’unité de recherche « Oncogenèse et virologie moléculaire » à l’Institut Pasteur de Paris.
  • Olivier Cussenot, directeur de l’unité de recherche « Urologie » à l’hôpital Tenon à Paris.
  • Guy Launoy, directeur de l’équipe « Cancers et Populations » à l’Université de Caen – Basse-Normandie.
  • Jean Michon, chef du département d’oncologie pédiatrique à l’hôpital de l’Institut Curie à Paris.
  • Jessica Zucman-Rossi, directrice de l’équipe mixte Inserm-Université Paris Descartes « Génomique fonctionnelle des tumeurs solides » à l’hôpital Saint-Louis, Paris.

A signaler enfin : cette belle initiative est également relayée sur twitter (@ARCcancer) et sur facebook.

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Sympo TIC & Santé, 22 janvier : conclusions du rapport parlementaire télésanté

février 3, 2010 · Laisser un commentaire

Ce billet vient conclure une série de synthèses des présentations de la matinée du Symposium TIC & Santé, organisé par Medicen, System@tic et Cap Digital, qui s’est tenu à Paris le 22 janvier 2010 :

A lire également sur biogeekblog :

bionumérique : 3 clusters dans la course

sympo TIC & Santé, 22 janvier : System biology, omics, translational cancer medicine

Sympo TIC & Santé, 22 janvier : la robotique au service de la personne

- Sympo TIC & Santé, 22 janvier : le centre national de référence santé à domicile autonomie

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La dernière session de la matinée, au cours du symposium TIC & Santé du 22 janvier 2010, était la présentation par Emmanuel Pavageau, PDG de la société 2IM, des conclusions de la mission parlementaire conduite par Pierre Lasbordes, Député de l’Essonne, qui a donné lieu au rapport « La télésanté : un nouvel atout au service de notre bien-être – Un plan quinquennal éco-responsable pour le déploiement de la télésanté en France », remis à Roselyne Bachelot en octobre 2009.

Le rapport complet est disponible sur le site de la Documentation Française.

Emmanuel Pavageau a proposé une description synthétiques des 15 recommandations de ce plan quinquennal pour le développement de la télésanté, dans l’ordre :

- Obtenir un engagement national et un financement : si l’engagement des pouvoirs publics pour mettre en oeuvre la télésanté semblait acquis en cette fin janvier 2010, rien n’était sûr concernant l’aspect financement (Grand Emprunt Emprunt National ? PLFSS ?… ),
- Adapter l’organisation du système de santé : afin de réduire la fracture territoriale sur le plan sanitaire et médico-social, liée à la désertification médicale, il faut revoir les infrastructures, en donnant accès à des services de télésanté à des points fixes comme par exemple les maisons de santé, particulièrement en milieu rural, dont le développement est soutenu dans le cadre de la loi HPST,
- Etablir comme priorité le maintient à domicile et le retour à domicile après hospitalisation,
- Optimiser l’organisation médicale et technique,
- Mettre à profit la télésanté dans le domaine du handicap et pour personnes âgées dépendantes,
- Ouvrir les établissements pénitenciers à la télésanté,
- Sécuriser les usages de la télésanté et les aspects juridiques, notamment la question de  responsabilité médicale dans le cadre de la télésanté,
- Discuter de la rémunération et du remboursement des actes de télésanté : sera t’il forfaitaire ou non… ? Des aménagements réglementaires sont à prévoir
- Labelliser des services, des produits, et accréditer des établissements (via le CNR Santé notamment),
- Assurer la formation des professionnels,
- Ouvrir des portails grand public d’informations sanitaires sur les questions du quotidien, au niveau des régions ou des départements,
- Inciter au développement de projets industriels : là encore la question du modèle économique de cette nouvelle industrie est posée car liée à celle de la rémunération de la télémédecine,
- Contribuer à l’observance thérapeutique et à la prise en charge globale de la maladie,
- Sélectionner des projets,
- Communiquer sur la télésanté et ses enjeux.

Des prérequis sont par ailleurs établis par la mission parlementaire pour une bonne mise en oeuvre de ce plan quinquennal : aspects éthiques de la télésanté, limites techniques (diffusion du haut débit, accès à internet sur le lieu de travail pour tous les acteurs de la télésanté), le DMP et l’évaluation des solutions de télémédecine.

Le déploiement national de la télémédecine se fera d’une part via les ARS et d’autre part via des projets pilotes, comme par exemple des solutions de mutualisation en imagerie médicale.

Espérons à nouveau que ce plan ambitieux donne lieu à des réalisations concrètes dans les prochains mois et après. A suivre…

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Sympo TIC & Santé, 22 janvier : le centre national de référence santé à domicile autonomie

février 2, 2010 · 2 commentaires

Le temps passe et j’ai encore des éléments à partager à propos du symposium TIC & Santé du 22 janvier dernier, à savoir la seconde conférence, de présentation du Centre National de Référence Santé à Domicile et Autonomie et enfin la dernière sur laquelle je reviendrai dans un prochain billet, à propos du récent rapport de la mission parlementaire Lasbordes sur la télésanté.

Le CNR Santé à Domicile et Autonomie, présenté par Patrick Malléa, Responsable des projets Santé, Pôle Solutions Communicantes Sécurisées, est une structure nouvellement créée (décembre 2009) résultant de l’association des CHU et des pôles de compétitivité de quatre villes françaises (Grenoble, Nice, Toulouse et Limoges) en réponse à un appel à projets lancé en 2008 par le gouvernement, en vue de fédérer en France une filière télésanté et santé à domicile.

Cette super structure nationale, physiquement localisée à Nice, a avant tout pour objet de valoriser au niveau national, en cohérence, les compétences et les technologies dans le domaine de la télésanté et d’éviter des initiatives dispersées et non coordonnées. Elle regroupe hors de ses membres fondateurs, des offreurs privés (France Télécom, IBM…) ou publics (laboratoires académiques INRIA, CEA…) de solutions en télémédecine, des utilisateurs (laboratoires pharmaceutiques comme Pierre Fabre, associations comme l’AFM ou le CISS) ainsi que d’autres partenaires (FHF, SNITEM…).

Le CNR doit permettre de répondre à trois enjeux des TIC dans le domaine de la santé :
- Atteindre de nouvelles performances dans le domaine sanitaire et social,
- Evaluer les résultats du « service rendu » de la télémédecine en terme d’amélioration de la qualité de vie,
- Développer l’acceptation et des comportements favorables à l’émergence de nouvelles pratiques médicales basées sur les TIC.

Les domaines prioritaires d’interventions du CNR seront celui de la population générale (à nouveau cette notion de comportements favorables à la télésanté), mais aussi les patients chroniques, le handicap, le vieillissement et la dépendance.

Le CNR mobilisera également les filières pouvant apporter leur expertise à la santé à domicile et au maintient d’activité en cas de maladie (secteur du sport et et des loisirs, des voyages, de la communication et du multimédia, ou encore de l’alimentation et de l’habillement). Des ponts seront également à créer avec le secteur de l’habitat (architecture et urbanisme favorables) et enfin la collaboration des financeurs du système de santé sera indispensable pour la cohérence de la filière télésanté en France.

Les résultats du CNR seront évalués sur des critères d’amélioration de la qualité de vie des utilisateurs, d’évolution de l’organisation du système de santé et de dévelopement de la compétitivité, de l’emploi et et de l’innovation (nouveaux métiers – le rôle de relai du pharmacien d’officine a été cité – et nouvelles entreprises sur la santé à domicile).

Dans le dispositif CNR, les pôles de compétitivité auront en effet pour rôle de faire émerger et de labelliser des produits, solutions et services permettant de développer la télésanté, et donc faire émerger ces nouvelles entreprises.

Le CNR Santé à Domicile et Autonomie est donc une initiative à saluer, notamment de part les ambitions affichées et l’étendue des thématiques explorées, et dont la traduction en actions concrètes – j’avoue être resté sur ma faim à ce sujet – et les résultats seront à suivre dans l’avenir.

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A lire également à propos du symposium TIC & Santé du 22 janvier 2010 :

- bionumérique : 3 clusters dans la course

- sympo TIC & Santé, 22 janvier : System biology, omics, translational cancer medicine

- Sympo TIC & Santé, 22 janvier : la robotique au service de la personne

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Sympo TIC & Santé, 22 janvier : la robotique au service de la personne

janvier 27, 2010 · 4 commentaires

Matinée TIC & Santé suite : il s’agissait bien de la troisième conférence (et non de la seconde comme annoncé dans mon précédent post, je me suis emmêlé dans mes notes…), sur les apports de la robotique à l’assistance à la personne avec la démonstration de Nao le robot humanoïde développé par la société parisienne Aldebaran Robotics, représenté par Bruno Maisonnier, son fondateur.

La France est avec le Japon un des pays en pointe dans le développement de la robotique humanoïde, les Etats Unis étant paradoxalement peu actifs sur ce créneaux, privilégiant les applications dans le domaine de la défense. Le virage de la robotique humanoïde a en effet été sérieusement amorcé par le Japon qui anticipe un changement démographique majeur dans les prochaines années, avec de moins en moins d’actifs et une population vieillissante, en perte d’autonomie et nécessitant plus de soins. Les robots constitueront une alternative ou plutôt un complément à l’accompagnement de ces personnes, en accomplissant des taches aujourd’hui réservées à l’homme.

Mais la robotique humanoïde est encore aujourd’hui au stade de la recherche et du développement, un certain nombre de problématiques sont à régler avant de partager son quotidien avec les robots, allant de l’acceptation du robot par la personne, à des défis technologiques comme la conception de robots de taille humaine.

Pour en revenir à Aldebaran, Bruno Maisonnier a évoqué des travaux avec l’Institut de la Vision, dans lesquels Nao et ses descendants de plus grande taille, tels que Romeo, deviendront des assistants personnels aux personnes malvoyantes.

Dans le domaine de l’éducation à des gestes thérapeutiques, les robots humanoïdes peuvent présenter un côté ludique bénéfique à l’apprentissage, c’est un autre axe de recherche pour Nao, mis en oeuvre avec des enfants diabétiques à l’Hôpital San Raffaele de Milan (voir ce blog).

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La suite des conférences de la matinée dans un prochain post, avec la présentation du Centre National de Référence Santé à Domicile et l’Autonomie (qui était bien la seconde conf, et non la troisième, il faut suivre…; ).

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Sympo TIC & Santé, 22 janvier : System biology, omics, translational cancer medicine

janvier 26, 2010 · 4 commentaires

« System biology, omics, translational cancer medicine » était le thème de la première conférence de la matinée TIC & Santé du 22 janvier dernier, présentée par Yves Pommier, patron du Laboratoire de Pharmacologie Moléculaire du National Cancer Institute.

Une conférence passionnante et très pointue sur l’apport des systèmes de connaissances au drug discovery dans les domaines de la bioinformatique, de la fouille de données (ou data mining) et des -omics.

Le Laboratoire de Pharmacologie Moléculaire du National Cancer Institute intervient en amont dans le processus d’identification de nouveaux anti-cancéreux en criblant des molécules candidates sur des lignées cellulaires qui constituent des modèles expérimentaux de différents types de tumeurs.

Croiser une base de plus de le 500.000 molécules sur 60 modèles cellulaires génère une immense quantité de données, d’autant qu’avec les avancées de la génétiques des 2 dernières décennies, les paramètres d’analyse se multiplient : de la « simple » toxicité des molécules sur les cellules, on est passé à l’analyse des interactions entre les molécules et l’ADN des cellules tumorales (analyse de l’expression génique – au niveau de l’ADN et de l’ARN – des cellules exposées aux molécules testées).

Un profil d’expression génique des cellules exposées aux potentiels anti-cancéreux est ainsi obtenu qui porte sur plusieurs milliers de gènes par lignée cellulaire.

En plus de qualifier les molécules à tester et de les sélectionner pour des recherches ultérieures, cette approche permet également de comprendre le rôle des gènes et de leurs dérivés (les micro-ARN par exemple) dans les mécanismes tumoraux en comparant les résultats entre lignées cellulaires, et d’identifier des gènes spécifiques de chaque type de tumeur.

En plus de ce côté analytique qui requiert des puissances importantes de calcul, la base de données des molécules testées est ouverte puisqu’elle peut être alimentée par de nouveaux composés synthétisés par l’industrie pharmaceutique et biotech ou par des labos académiques. Les molécules anticancéreuses sur le marché y sont également ajoutées.

Les données issues des analyses sont disponibles pour la communauté scientifique à partir d’une page web, qui permet d’accéder aux bases de données et aux applications bioinformatiques du laboratoire.

Outre la présentation par Yves Pommier d’applications bioinformatiques dans le domaine de la découverte de médicaments, il faut retenir à mon sens de cette première session le modèle de recherche participative et ouverte, par l’accès et le partage des outils, des modèles expérimentaux et des résultats. Ceci n’est pas sans rappeler une initiative comparable dans le secteur privé, que j’avais abordé ici.

Dans un prochain post, pour poursuivre sur ce symposium TIC & Santé, je reviendrai sur la présentation du robot Nao par Aldebarran Robotics et de ses applications dans le domaine de la santé.

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Si j’ai raconté n’importe quoi sur la génétique, n’étant pas spécialiste, n’hésitez pas à me corriger dans les commentaires !

[image : 'The thrillingness that is systems biology' / alisoncownie sur flickr]

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Grippe A (H1N1), fin de la vague épidémique confirmée…

janvier 24, 2010 · 3 commentaires

… c’est en tout cas l’annonce faite par le Ministère de la Santé le 21 janvier 2010, et c’est aussi la tendance retrouvée par Google dans ses tendances de recherche, avec les termes Grippe A, H1N1 et vaccination H1N1.

Post inspiré par ce tweet de @NicolasLoubet.

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bionumérique : 3 clusters dans la course

janvier 24, 2010 · 5 commentaires

American Robotic, originally uploaded by tubes..

J’ai assisté en fin de semaine dernière, à l’Institut Pasteur, au lancement du Partenariat TIC & Santé par les pôles de compétitivité Medicen, System@tic et Cap Digital.

Ces trois pôles de compétitivité franciliens abordent chacun des thématiques a priori éloignées (santé et médecine pour Medicen, systèmes complexes pour System@tic et contenus numériques pour Cap Digital) et ont choisi de s’associer pour développer de nouveaux produits et services à l’interface de la santé et des nouvelles technologies.

Poursuivre la lecture

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en 2010, je mise sur…

janvier 20, 2010 · 2 commentaires

biogeekblog sort de son hibernation et se remet au boulot en ce début d’année.

Et puisque que nous sommes encore en janvier, il est encore temps de faire le bilan de 2009 et de parier sur quelques tendances pour l’année à venir dans le web santé.

Alors que retenir de 2009 ?

Certainement et en premier lieu, la montée en puissance de twitter, notamment en France et en particulier dans le domaine de la santé, où de nombreux comptes ont été créé l’an passé.
On twitte de plus en plus en français et à propos de santé.
Alors que les utilisateurs intéressés par la santé se comptaient sur les doigts d’une main il y moins d’un an, il suffit de parcourir les listes twitter santé, comme par exemple celle-ci, celle-ci ou encore celle-ci, pour se rendre compte que ce n’est plus le cas aujourd’hui et qu’une vraie communauté santé francophone, pas du tout déconnectée du reste du monde, existe bel et bien.

Le meilleur de twitter en français a même droit à sa catégorie santé.

Sachez enfin que le nombre d’utilisateurs a doublé en France entre juin et décembre 2009, que nous sommes 127 500 utilisateurs sur la plate-forme de microblogging. Dont 14 pharmaciens, 28 médecins. Environ. Et d’après @supergélule.

Twitter a aussi permis en 2009 de fédérer la communauté #hcsmeu (healthcare social media europe), dont je parlais ici en août 2009.

Alors en 2010, on mise sur quoi ?

J’ai envie pour ma part de parier sur foursquare, qui combine un jeu et un réseau social basés sur la géolocalisation et la mobilité. Pour faire simple, sur foursquare, je partage avec mon réseau ma localisation en temps réel grâce à mon téléphone mobile, et je suis récompensé pour cela.

Quel est l’intérêt de foursquare dans le domaine de la santé ? Impossible de répondre avec précision aujourd’hui à cette question, mais certains la posent et lancent déjà des idées comme Phil Baumann, non sans humour, dans son post Foursquare Is Powerful Enough to Cure Insomnia and Depression.

Comme twitter au début, je n’ai pas encore bien compris à quoi cela pouvait me servir, mais l’usage me le montrera (ou pas).

On en reparle dans un an ?

Et très bonne année 2010 !

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Dans la peau d’un urgentiste : immersion dans le serious game santé Pulse!!

novembre 26, 2009 · 2 commentaires

J’ai participé hier, en compagnie d’autres blogueurs du monde de la santé et des jeux videos, à la démonstration du serious game santé Pulse!!,  et ai pu m’immerger dans la peau d’un urgentiste pendant quelques minutes dans l’environnement d’un service d’urgences reproduit en 3D selon un scénario de prise en charge en temps réel d’un patient en situation critique.

Selon wikipedia :

Un jeu sérieux (souvent désigné par l’expression anglaise serious game : de l’anglais serious, « sérieux » et game, « jeu ») est une application informatique qui combine une intention sérieuse, de type pédagogique, informative, communicationnelle, marketing, idéologique ou d’entraînement avec des ressorts ludiques issus du jeu vidéo ou de la simulation informatique. La vocation d’un Serious Game est donc de rendre attrayante la dimension sérieuse par une forme, une interaction, des règles et éventuellement des objectifs ludiques.

Pulse!! est un serious game développé par Breakaway, en partenariat la Texas A&M University de Corpus Christi, intégré et distribué en France par Interaction Healthcare.

Ce jeu a été soutenu pour sa conception par une subvention de la marine US et a pour vocation d’être un outil de formation initiale et continue, et également de validation des acquis, des urgentistes civils ou militaires, de manière à les préparer à des situations de crises ou d’urgences exceptionnelles, comme par exemple une intervention très réaliste en zone de combat, sous le feu ennemi.

Derrière un PC classique, clavier et souris – rien de plus – vous vous retrouvez à la tête d’une équipe de soignants, à mettre en oeuvre vos talents de diagnostic et de soin, en situation d’urgence, selon des scénarii de cas cliniques pré-établis.

Tout y est : examen clinique, très réaliste, historique du patient, constantes physiologiques, biologie, administration de médicaments… l’horloge tourne, des décisions doivent être prises et le patient réagit, plus ou moins bien, à ces décisions et actions (plutôt pas très bien pour ma tentative).

La prise en main s’avère plutôt facile, l’évolution dans l’environnement et les interactions avec les différents personnages sont fluides et deviennent rapidement naturels, même si bien sûr, le jeu s’adresse à un public possédant une formation médicale solide, qui seul pourra exploiter au maximum les possibilités de simulation.

Reste maintenant à voir comment le corps médical, en France, jouera le jeu et s’appropriera cet outil de formation, sachant que Pulse!! pour l’instant n’est opérationnel que dans sa version adaptée à l’environnement professionnel US  (locaux, équipements, procédures…), mais que les premiers retours dans le monde hospitalier semblent positifs.

Pulse!! constitue un modèle intéressant et poussé des possibilité du serious gaming en santé, secteur déjà par ailleurs exploré pour la formation des professionnels ou la prévention santé dans le grand public.

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